Expo graphique à Nantes : KAOBANG
Voilà ma petite intégration nantaise qui commence à se faire au fur et à mesure. C’est pour ça qu’aujourd’hui je peux vous proposer l’expo d’une jeune artiste nantaise : Kaobang. Tout est dit dans son flyer.
You can use the search form below to go through the content and find a specific post or page:
Voilà ma petite intégration nantaise qui commence à se faire au fur et à mesure. C’est pour ça qu’aujourd’hui je peux vous proposer l’expo d’une jeune artiste nantaise : Kaobang. Tout est dit dans son flyer.

Plus de visuels en allant sur son blog.

Sorti dans les bacs la semaine dernière, l’album Live set 2008 de Beat Torrent est une petite bombe. Mêlant de vieux tubes à d’autres plus récents, le duo nantais livre un album qui est déjà une référence à plusieurs titres.
Depuis les débuts de la clique C2C, Hocus Pocus a vu le jour, dépassant même le quatuor quintuple champion du monde de mix, en notoriété nationale surtout avec Place 51 (dernier album en date). Mais Pfel et Atome ont récemment sorti un nouveau projet en commun : Beat Torrent. Déjà présent dans mon top 3 des Transmusicales en 2008, je reviens sur ce duo qui mérite que l’on s’y attarde à l’occasion de la sortie de l’album le 6 juillet dernier. En attendant le commentaire sur l’album que je vous prépare, voici donc le teaser en vidéo !
Depuis 2009 je travaille dans une nouvelle ville, Nantes. Après avoir vécu 12 ans à Rennes, je cherche encore mes repères. Tour d’horizon des boutiques que je retrouve avec plaisir quand je rentre dans mon fief et celles que je commence à apprécier dans ma nouvelle ville.
A Rennes
Commençons avec l’incontournable Delkographik. A Rennes c’est vraiment ma boutique de
prédilection. Si vous aimez le graphisme c’est le lieu à ne pas manquer dans la capitale bretonne. Des toiles vraiment excellentes sont en vente mais aussi des artoyz (style kid onion et dernièrement la série alpha d’Elements) des tee shirt originaux et stylés (ça intéressera peut-être mon ami Kapsteur de Grafitee). Delko c’est avant tout une agence bourrée de talent qui organise aussi de temps des expos et des vernissages.
Pour les curieux, elle se situe en plein centre de Rennes, place des Lices.
In-ty, la boutique design par excellence. Incontournable également sur les bords de la Vilaine, le magasin recèle d’objets design : verre, paillasson, mais aussi horloges, fauteuils, couverts, grilles pains, etc. Le tout dans un sacré loft en plein cœur de la ville, à deux pas de la place Sainte Anne. Située juste en face de la boutique d’affiche de ciné. A voir elle aussi à Rennes.

Si vous aimez les instruments à cordes (principalement guitare et basse en fait), je ne saurai que vous conseiller de rendre visite à Kopo, en face du Lycée St Martin, rue d’Antrain. Plus petite que d’autres, le conseil prodigué y est, de loin, de meilleure qualité que dans d’autres shops dont je tairai le nom ici. Une boutique entièrement en bois, qui respire la musique, qui a vu passer des petits grateux bien doués depuis déjà pas mal d’années. Ici, le conseil est personnel, approprié et on essayera pas de vous vendre une guitare comme une botte de poireaux. Que vous soyez débutant ou pro, le contact sera toujours aussi bon.
Je pourrai aussi citer les bars que j’apprécie à Rennes mais comme il y en a tellement, je n’en citerai qu’un : l’Igloo. Pour son accueil, pour ses petits plats, pour son accueil, pour ses concerts pendant les bars en Trans’ et puis surtout pour la déco, très design et de bon goût, et aussi pour le logo refait par mon pote magik (si je ne m’abuse).
A Nantes
Ayant encore peu eu l’occase de découvrir Nantes dans ses largesses, ma seule vraie bonne découverte est sans aucune hésitation la librairie L’index, située à l’étage de la librairie Coiffard, qui semble-t-il serait
une institution à Nantes. La caverne d’Ali Baba version graphisme. J’ai failli claquer tout mon salaire le jour où je l’ai découverte. Bon heureusement je me suis raisonné, mais par rapport à ce que je trouvait à Rennes, c’est incomparable. Prenez les rayons de la Fnac et de Virgin réunis, multipliez par 3 ou 4, saupoudrez d’un accueil très sympa et qualifié, et vous aurez peut-être la bonne recette de cette librairie. Trop petite pour accueillir de vraies expos, ils tentent quand même l’effort et il faut saluer les tentatives. En tout cas si vous cherchez des bouquins d’inspi, de mise en page, des séries rares et limitées (parfois même signées), affiches voire quelques toyz, vous y trouverez forcément votre bonheur. A ne louper sous aucun prétexte.
Un peu plus fournis qu’à Rennes, Album offre quelques toyz sympa à reluquer. Mais… je reste relativement frustré de ne pas avoir plus de choix. Cependant si vous aimez toutes les belles figurines de films, de BD et autres objets dérivés, ça vaut vraiment le détour. Au moins pour le plaisir des yeux, si le portefeuille ne suit pas. En plus il est dans un cadre splendide : le passage Pommeraye.

Difficile de parler de Nantes sans évoquer le Lieux Unique. Bon pour tout vous dire je n’ai pas encore eu le temps d’y remettre les pieds depuis que je suis sur Nantes. Mais ça ne m’empêche pas de vous en parler un peu. Pour ceux qui ne connaitrait pas, le LU est un lieu d’expo d’art contemporain parfois intéressantes, parfois trop barrées pour moi. Café sympa, hammam dispo et librairie assez bien fournie. Bon aller j’y retourne demain en fait.
Pour terminer cette liste non-exhaustive des incontournables, je
citerai l’Olympic. J’habite en face, au-dessus de leurs locaux. Inutile donc de vous dire que je pars chaque matin au boulot avec la banane rien que pour ça. Prog’ éclectique (rock, rap, world, electro…) mais malheureusement pas aussi rock que je le voudrai. De ce côté là, ça ne vaut pas la salle de la Cité à mon goût. Mais la salle est vraiment bien avec une scène proche du public.
Je mettrai peut-être à jour ce billet à l’occasion quand j’aurai découvert de nouveaux coins sur Nantes, ou quand ma mémoire me fera moins défaut à propos de Rennes. En attendant, si vous avez des suggestions ou des précisions, n’hésitez pas à intervenir dans les commentaires.
Les Liens utiles :
- La boutique In-Ty
- Guitar’n'Ko (Kopo)
- La libraire L’index
- Le Lieu Unique
- L’Olympic
Deuxième partie de notre entretien avec 20syl, chanteur leader d’Hocus Pocus. Aujourd’hui, nous revenons sur l’album Place 54. Il est question de son écriture et de voyage.
La troisième partie sera consacrée aux featurings et aux collaborations de cet album. La quatrième et dernière partie, au graphisme dans Hocus Pocus.
Hervé : A la différence de 73 Touches on ressent une certaine sensation d’appel au voyage avec des sonorités, des apports d’autres horizons comme pour le titre « Quitte à t’aimer » avec la voix de Césaria Evora, « Touriste » ou « Place 54 ». Etait ce un choix d’utiliser ces nouvelles sonorités sur le dernier album d’Hocus Pocus ?
20Syl : Lorsque tu réalises un nouveau disque, tu as envie d’explorer de nouvelles choses. Tu n’as pas envie de retomber dans les mêmes schémas avec cette base un peu organique, influencée par la Soul et le Funk. On avait envie d’aller chercher d’autres sonorités chaleureuses, du coté des sonorités africaines avec Cesaria Evora ou avec les gars de Tribeqa qui nous ont prêté un de leur morceau pour cet album qui s’appelle Amali dans leur disque et « Touriste » dans le notre. Rythmiquement je ne voulais pas tomber dans les mêmes schémas hip hop avec des beats un peu fat, des samples découpés que j’avais beaucoup fait jusqu’ici. J’ai voulu aller explorer d’autres schémas rythmiques, d’autres sonorités. Je voulais poser mon texte d’une manière différente, rentrer plus dans la forme du texte pour en dégager peut être plus de sens que de flow. C’était tout un travail là dessus, travail qui a permis des ouvertures.
Arno : Tu as modifié ton écriture pour pouvoir toucher un peu plus ta mère ? J’ai remarqué ce changement dans une interview que j’ai pu lire…
20Syl : Ce n’est pas forcément pour ma mère mais dans l’idée, je ne voulais pas faire un album qui soit confidentiel dans le sens où il allait seulement toucher des amateurs de hip-hop. Je voulais qu’il y ait différentes lectures. Lorsque je dis ma mère, je pense plutôt aux personnes qui n’écoutent pas obligatoirement du hip-hop. Elles vont avoir une certaine lecture de cet album, elles vont entendre certains thèmes, certains messages… Les amateurs de rap vont entendre des références à Jay D, un choix de son, des scratchs… Cela ne va pas forcément parler aux gens qui n’écoutent pas de hip hop mais c’est présent. Je voulais avoir tous ces degrés de lecture hip-hop, chanson française et à la limite ce coté musique du monde. Ce n’est pas une façon de travailler qui se veut commerciale parce qu’un moment je voulais dialoguer musicalement avec d’autres personnes que des amateurs de hip-hop en emmenant ces personnes dans mon univers.
Hervé : Il y a un autre titre de Place 54 qui est un appel au voyage, c’est « Voyage immobile » qui résume ce que peut procurer la musique à son écoute. Ce morceau peut être un titre référence à Hocus Pocus étant donné que tu expliques toutes les influences du groupe. Penses tu que « Voyage Immobile » pourrait être un titre référence pour Hocus Pocus ?
20Syl : Disons que ce morceau est un appel à la curiosité musicale. Voyage immobile est une métaphore filée entre la description d’un paysage et d’un morceau. Je parle de blocs, longs de trois minutes… J’essaie de décrire un paysage formaté et c’est dont ce que je veux m’échapper au début du morceau. C’est un paysage qui me semble gris et peu varié donc je m’en échappe au fil du morceau pour aller chercher des horizons musicaux différents, des choses un peu plus colorées, organiques. C’est un appel à la curiosité et de dire à l’auditeur de ne pas s’arrêter à ce qu’on lui donne, d’aller chercher lui même des nouveautés.

Hervé: Est ce que les clés de la réussite pour un groupe en dehors du niveau musical est de s’entourer de personnes de confiance ? Par exemple, si l’on fait le rapprochement avec HP, au départ avec 73 Touches vous étiez chez Warner, ensuite vous avez décidé de suivre les personnes qui s’occupaient de vous chez Warner qui allaient chez ULM…
20Syl : Ce n’est pas tout à fait cela l’histoire (Rires !) C’est possible qu’il y a eu un peu de cela car il y a eu Warner à une époque… 73 Touches on l’a produit en indépendant avec le label que l’on a créé Yann et moi mêmes, le label On and On. Au début, on fonctionnait en vase clos car on avait du mal à déléguer le travail. On fait souvent les choses nous mêmes. Warner nous a proposé une licence mais cette proposition ne s’est jamais concrétisée. On a donc été chez Universal pour une licence, ils ont réédités 73 Touches et aujourd’hui ils sortent Place 54. Lorsque l’on rentre dans un label comme celui là, c’est difficile de dire que l’on s’entoure de personnes de confiance parce que ce sont des personnes qui travaillent dans une industrie musicale. Ils font du business et nous ne sommes pas aveugles. On sait pourquoi nous allons les voir et pourquoi nous avons besoin d’eux. A un moment donné, en tant qu’indépendant nous n’avions pas accès à certains médias. On se sentait limité dans l’expansion du groupe en étant indépendant. On a eu besoin d’aller voir un interlocuteur qui puisse nous permettre d’ouvrir des potes qui étaient restées closes.
Je vous en avais parlé, je vous l’avais promise, la voici. L’interview d’Hocus Pocus que j’ai réalisée accompagné d’Hervé, l’excellent rédacteur du webzine Vacarm.net, au Diapason, à l’occasion de la venue du groupe à Rennes. Au menu, retour sur la tournée de près de 150 dates dans le monde, retour sur l’album Place 54, les collaborations effectuées autour de celui-ci. Il sera également question des projets du groupe pour 2009. Et puis comme 20syl a une formation de graphiste, il en sera également question.
Voici donc la première partie de cette interview, consacré à la tournée d’Hocus Pocus. Et promis, dès que j’ai trouvé comment la mettre en streaming, vous l’aurez également en version sonore. Sinon rendez vous dans Electrons Libres pour écouter l’intégralité.

Hervé : 20Syl j’ai pris le train de cette tournée Place 54 en étant présent à la première gare qui était l’Olympic de Nantes où l’accueil était vraiment chaleureux pour ce retour d’HP sur scène. Ce soir vous jouez à Rennes chez vos voisins bretonneux où l’on assiste au terminus de cette tournée. Comment se sont passé toutes ces dates qui vont ont permis de sillonner l’hexagone ?
20Syl : Mortel ! On a fais plus de 150 dates cette année donc comme on dit on a vu du pays ! ca a été mortel quasiment chaque soir. On a vu les salles se remplir de plus en plus au fil de la tournée. C’est vrai que l’on a commencé avec la sortie de l’album donc on était forcément moins connu qu’aujourd’hui. Entre temps, il y a eu les nominations aux victoires de la musique, Taratata… Tout cela, c’est des petites choses qui ont fait que les gens nous ont un peu plus connu au fil du temps. Le bouche a oreille a bien fonctionné autour de l’album. Des concerts réalisés sous le nom d’Hocus Pocus et pas seulement des premières parties, des plateaux communs ou des festivals. C’est vrai que l’on était habitué à cela dans le passé. Aujourd’hui, on peut monter une tournée sous notre nom et c’est vraiment agréable. C’est ce dont on rêvait sans forcément faire les Zéniths car nous aimons rester dans des salles à dimension humaine, un peu comme ce soir à Rennes.
Arno : Justement, tu parles des salles à dimension humaine. On vous a vu dans des festivals cet été. Tu préfères jouer dans de petites salles ou devant une foule de spectateurs ?
20Syl : C’est des énergies complètement différentes. Lorsque l’on va dans des salles de 500 à 1000 personnes les gens viennent pour nous voir donc c’est des personnes qui connaissent très bien Hocus Pocus et qui sont dans le délire d’apprécier les morceaux, de participer aux morceaux. Forcément, on s’en prend plein la tête pendant ces concerts car en général le public est un peu le dixième musicien. Les festivals c’est un tout autre défi. On le prend comme un défi car on se dit que pas mal de gens nous connaissent pas, on doit se donner à fond pour chercher le public. On joue plus sur ce registre là en étant plus dynamique en se disant que rien n’est gagné. Dans des salles de concerts où les gens connaissent nos albums on aurait tendance à penser que c’est gagné d’avance même si on ne s’endort pas sur nos lauriers. On essaie de faire des prestations plus travaillées. Il est vrai que c’est toujours plus facile de jouer devant son public que de jouer devant un public de festival qui finalement est là pour découvrir de nouveaux groupes.
![]()
Hervé : Quels sont les souvenirs marquants que tu vas garder enregistré sur tes vieilles VHS en ce qui concerne cette tournée Place 54 ?
20Syl : Il y a eu plusieurs choses. Je dirais le premier concert d’Hocus Pocus pour Place 54 mais qui n’était pas la première date de la tournée Place 54. C’était une date prévue au Point Bar, un bar de Nantes dans lequel on a testé entre guillemets notre set devant nos potes. Cette date a été un des premiers bons souvenirs. Ensuite il y a eu la Cigale qui a été un gros moment pour nous, même plus fort que l’Olympia. Ca a été une grosse claque parce que c’était notre retour sur Paris. On a un public parisien qui nous suit depuis longtemps car on a pas mal de radio qui nous diffusent depuis un bout de temps. On est plus connu en région parisienne que sur Nantes. Disons que c’était une grosse ambiance à la Cigale on a de super souvenirs de ce concert. Au niveau des festivals, il y a les Solidays ou d’autres festivals où l’on s’est retrouvé devant des milliers de personnes. C’est vraiment démesuré mais c’est une sensation différente. Il y a eu le Japon cette année, on y retourne en décembre. La bas, à chaque fois c’est mortel de la première à la dernière note. C’est un autre public, les gens sont vraiment dingues ! Sinon la dernière date qui m’a marqué c’était à Strasbourg où on a joué à la Laiterie. Je ne sais pas les gens avaient du prendre des euphorisants car c’était vraiment impressionnant. Pour dire, j’ai slamé pour la première fois. Les gens étaient très énervés et c’est très agréable de se prendre des coups de boost comme ceux là et surtout en fin de tournée. J’espère que ce sera la même chose à Rennes ce soir. Ce sont de bons souvenirs mais il y en a pleins d’autres car il n’y a quasiment aucunes dates à jeter sur cette tournée. On s’est amusé chaque soir.
Arno : Au crépuscule de cette tournée, quels regards portez vous de tout ce que vous avez pu connaître avec Place 54 ? Vous êtes fatigués, nostalgiques de ces 150 dernières dates, vous vous projetez vers l’avenir ?
20Syl : Forcement il y a un peu de nostalgie car on arrive à la fin. On avait une équipe mortelle, les cuivres nous ont rejoins pour les dernières dates. Lorsque tu as une équipe où l’on s’entend tres bien et où il n’existe pas de tensions. Tu en redemandes ! Il y aura donc un peu de nostalgie ce soir. Mais on se dit que dans six mois on va reparti sur les routes et on va reprendre du plaisir.
Le 7ème blog est un espace de discussion sur et autour de la communication et de la musique. Parfois les deux en même temps.
Je poste régulièrement à propos de graphisme, de stratégie de communication, de buzz viral, de tendance dans le web design et autres objets de mon attention quand j'en ai l'occasion.
Vadrouillant comme un Electron Libre dans le milieu musical j'en profite aussi ici pour vous faire part de mes découvertes ou de certaines actus qui valent le coups d'être abordées.
Highway to Australia
Mon blog sur mon voyage en Australie.








© Copyright Le 7eme blog. All rights reserved.
Designed by FTL Wordpress Themes brought to you by Smashing Magazine