Roadsworth débute le pochoir dans les rues de Montréal au début des années 2000. Partant d’une simple blague sur les pistes cyclables et la culture de l’automobile, il détourne plusieurs centaines d’éléments du mobilier urbain dans le monde. Y compris en France.
Malgré plusieurs démêles avec la justice, Roadsworth a reçu différentes commissions pour son travail et continue d’être actif encore aujourd’hui dans les arts visuels et la musique.
Son travail est fascinant de créativité. Les amateurs de détournements consommeront sans modération son site . Du crocodile des égouts aux élections américaines, ses œuvres revisitent pertinemment différents éléments d’une culture urbaine consumériste et libérale toujours plus individuelle.

L’utilisation du pochoir n’est pas une nouveauté en street art ni en street marketing, certes. Mais ce qui est intéressant dans le travail de cet artiste c’est évidemment les messages, souvent politiques et/ou revendicatifs, qui captent et retiennent l’attention des personnes dans la rue. Pour la petite histoire, un comité de soutien a même été créé par des habitants de Montréal pour lui éviter quelques mois à l’ombre. A l’évidence une complicité se créé entre l’émetteur et le receveur. La peuvre pour ceux qui hésitent encore à utiliser le street marketing dans leurs campagnes de communication : l’attention se capte, le message se transmet efficacement même quand le moyen utilisé est inhabituel.
Je profites de ce billet ( après tout c’est mon blog ) pour me poser une question. Photographe et infographiste aurait à peu près le même rendu sur ce genre d’image. Et il faudrait quoi qu’il arrive passer par la PAO pour avoir un visuel diffusable, mais la différence de coûts resterait minime.
Ne devrait-on pas encourager la diffusion d’oeuvres « traditionnelles » de ce type plutôt qu’utiliser des créations « virtuelles » faites sur Photoshop ?
C’est sans doute la face cachée d’artiste qui sommeille en moi qui parle…

Highway to Australia








Article très intéressant. J’adore partir à la recherche de ces petits détails dans les rues… Il est vrai qu’avec Photoshop tout est rendu plus simple et le terme créativité perd tout son sens [selon moi]. Il y a beaucoup plus de recherche quand c’est fait à la « traditionnelle ». Et forcément le message ne passe pas non plus de la même façon