Rassurez-vous, E boy n’est pas la version 2nd Life d’un Boy Georges en mal d’inspiration musicale. Ca aurait pu. Dieu merci on n’en est pas encore là. C’est en fait un collectif de quatre créatifs berlinois, qui s’impose comme la référence du Pixel art depuis quelques années maintenant. C’est mon coup de cœur du moment. Enquête sur les rois du Pixel art.
Commençons déjà par situer un peu ce qu’est le pixel, le pixel art et son concept. Et pour ça, petite séance de rattrapage avec le reportage de Tracks qui y est consacré.
Extrait de l’émission Tracks diffusée en février 2007 ayant pour thème le pixel art.
Attention, le pixel art pourrait presque passer pour un art graphique de geeks. Même s’il vénère un trait graphique ancré dans les années 90, c’est un mode de représentation en plein boum et pas si underground qu’il n’y parait. Dernièrement en France, vous avez certainement laissé surfer votre regard sur une campagne d’affichage de l’ANPE, signée Guillaume Plantevin que j’ai adoré :
Le pixel art dans la pub
Il me semble qu’un spot TV était également réalisé en pixel art il y a peu de temps. On le retrouve en effet de plus en plus dans des campagnes d’envergures nationales. Cette ligne graphique aurait plutôt tendance à viser des jeunes trentenaires ayant connu les livres « Où est Charlie » et les jeux d’arcade comme « Métal Slug » et qui gardent l’esprit fun. Mais, ce fouillis fouillé, même si génial car il retient le regard très longtemps doit s’accompagner d’une accroche relativement brève, s’il est utilisé lors de campagnes de communication.
Le collectif E boy
Mais pour moi la référence en la matière se nomme E boy. Certainement le collectif de graphistes le plus talentueux de sa catégorie. La petite équipe ( 3 berlinois, 1 new yorkais ) bossent ensemble depuis la fin années 90. Ils racontent, dans une interview très intéressante, leurs méthodes de travail. Entre autre qu’ils ont pour habitude de bosser par visio, que Photoshop est leur meilleur ami et qu’ils s’inspirent de ce qui leur passe par la tête pour les villes qu’ils imaginent.
Ils se démarquent notamment pour la finesse de leur trait, très ludique. Leurs illus sont toujours pleines de références ciné, musique, culturel, etc. Ce qui donne des créations riches et colorées où chacun trouve un clin d’œil qui le surprendra. Et puis bien sûr, des petites scènes très drôles parcourent leurs posters :
Le 7 ème… art
Il faut savoir que le pixel art ne s’arrête pas à de « simples » illus. On parle bien d’art ici puisque il englobe une tendance qui s’élargit aux objets design :
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noreply@blogger.com (MéLie) 7 décembre 2008
J’ai le bouquin qui est très sympa d’ailleurs et un poster assez géant de la ville de Tokyo. Merki EboY ^^
noreply@blogger.com (pixys) 30 janvier 2009
Le spot en question [Energy Experts] à été réalisé par H5 pour AREVA en 2005, sur la musique « Funky Town » par Lipps, Inc. Il est lui même très directement inspiré du vidéo clip « Remind me » du groupe Röyksopp… En effet, un style graphique à la mode… à l’époque
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